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Focus sur la chirurgie assistée par robot à l’occasion de Mars Bleu, le mois du dépistage du cancer colorectal

Focus sur la chirurgie assistée par robot à l’occasion de Mars Bleu, le mois du dépistage du cancer colorectal

Le cancer colorectal touche chaque année plus de 43 000 personnes en France. Il est responsable de plus de 17 000 décès par an. Pourtant, s’il est détecté tôt, le cancer colorectal se guérit dans 9 cas sur 10. Pour le soigner, la chirurgie mini invasive est aujourd’hui possible. La chirurgie assistée par robot est proposée à la Polyclinique de Hénin-Beaumont pour opérer le cancer colorectal depuis son acquisition en mai 2019. Le Docteur Thibault Crombé y pratique cette chirurgie robotique. C’est en connaissance de cause qu’il nous en expose les principes et les avantages.

Formé au CHU de Lille, puis chef de clinique et praticien hospitalier, j’ai d’abord pratiqué la chirurgie ouverte puis la cœlioscopie dans une équipe dédiée à la cancérologie (cancer du rectum, colon, pancréas, estomac et œsophage). Cette spécialisation ajoutée à celle d’un Diplôme Universitaire de chirurgie robotique me permettent aujourd’hui d’être expert dans l’utilisation du robot DA VINCI dont s’est équipée la Polyclinique d’Henin-Beaumont.

Depuis 2019 à Hénin-Beaumont, la chirurgie assistée par robot est une technique innovante qui offre les avantages de la chirurgie ouverte en utilisant toutefois des incisions minimes de la coeliochirurgie.

Si le robot ne remplace pas le chirurgien, il est un outil supplémentaire pour opérer dans des conditions optimales : le chirurgien contrôle la caméra, les différentes pinces avec un système de pédales et de capteurs. Il a ainsi une parfaite maîtrise des gestes techniques tout au long de l’opération. Cette technologie avancée offre une maniabilité des instruments et une qualité de rendu visuel exceptionnelle. 

Il faut noter que parce qu’elle est mini-invasive, la chirurgie robotique améliore sensiblement la qualité de vie du patient ! Ses avantages sont multiples :

  • L’opération est moins traumatisante (cicatrice beaucoup plus fine, moins de saignements et de plaies vasculaires et une préservation nerveuse nettement meilleure),
  • La qualité de la dissection engendre moins de risques de récidives,
  • Sans grosses ouvertures, les douleurs post opératoires sont moindres et la reprise de l’alimentation et du transit plus rapide.

Néanmoins cette technologie de pointe nécessite des années d’apprentissage théorique puis pratique, avant de pouvoir débuter la chirurgie robotique chez un patient, moyennant la validation de chaque étape indispensable a la bonne installation du robot et à la bonne utilisation du robot ce système étant par ailleurs très couteux il est nécessaire d’optimiser son utilisation.

Je souhaiterais rappeler que le cancer colorectal touche trois catégories de personnes :

–        Les personnes à risque modéré : personnes avec aucune prédisposition ou antécédent de cancer;

–        Les personnes à risque élevé : patients ayant une maladie chronique inflammatoire des intestins qui prédispose aux cancers et qui sont suivis par des bilans endoscopiques réguliers (entre 2 et 3 ans) ; ainsi que les patients avec un antécédent personnel ou familial de 1er degré ;

–        Les personnes à risque très élevé : patients ayant une prédisposition génétique qui bénéficient d’une coloscopie tous les deux à trois ans.

Enfin, chez les personnes à risque modéré, le dépistage de ce cancer est désormais plus facile grâce au test HEMOCULT, basé sur la recherche d’hématies dans les selles. Ce test rapide et efficace est à faire chez soi. Il s’adresse aux femmes et aux hommes, âgés de 50 à 74 ans, invités tous les 2 ans, à parler du dépistage du cancer colorectal avec leur médecin traitant.

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