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« DORMIR SEUL OU PAS »

« DORMIR SEUL OU PAS »

Ce 17 mars se tenait la Journée Nationale du Sommeil, événement créé depuis 17 ans à l’initiative de l’INSV, l’Institut National du Sommeil et de la Vigilance, journée au cours de laquelle le public est sensibilisé au sommeil et aux conséquences pour la santé, lorsqu’il est altéré dans sa quantité ou dans sa qualité.
La Polyclinique d’Henin-Beaumont s’associait à cette manifestation à travers un stand animé par le Dr Valtille, pneumologue spécialisée dans les troubles du sommeil, assistée de Delphine Rogues Montewis infirmière AHNAC, Jean-Marc Fromont et de Anthony Montalbano, intervenants de la société de prestation ADAIR, qui propose des appareils de ventilation pour les patients présentant un syndrome d’apnées du sommeil. Cette 17e journée avait pour thème : « DORMIR SEUL OU PAS », sujet qui peut sembler provocateur mais qui ne manque pas d’interêt.

L’habitude ancienne de dormir à deux remonte, dans notre société, à la période du Moyen-Age, et fût imposée pour des convenances religieuses. Mais ce « co-sleeping » varie selon les cultures et les habitudes de chacun. Parfois le nombre d’occupants dans le lit augmente lorsqu’un enfant dort avec ses parents ou lorsqu’ un animal de compagnie y est autorisé…Dormir en présence d’un tiers peut certes avoir des vertus apaisantes et être profitable pour les personnes anxieuses mais cela peut aussi impacter la quantité ou la qualité du sommeil.

En effet, les habitudes de l’un, et surtout les rythmes chronobiologiques , ne sont pas ceux de l’autre…La quantité de sommeil nécessaire à chaque être et le chronotype ( profil couche-tôt-lève-tôt, profil couche-tard-lève-tard, profil intermédiaire ) qui dépend de l’horloge biologique interne, est propre à chacun et évolue au fil des années. Aussi, souhaiter s’endormir en même temps que son conjoint, alors que les signaux de sommeil ne sont pas présents, peut engendrer une insomnie sur injonction paradoxale : vouloir absolument dormir alors que le corps n’y est pas prêt risque au contraire, d’empêcher l’endormissement.
Le ronflement du conjoint (qui peut exister aussi bien chez l’homme que chez la femme), les arrêts respiratoires qui inquiètent, les sursauts dans le lit lorsque le sommeil est agité (syndrome d’apnées, douleurs chroniques), les mouvements périodiques nocturnes des jambes qui peuvent être à l’origine de coups de pieds involontaires pendant la nuit, les gens qui mettent en scène leurs rêves à l’occasion d’un trouble du comportement en sommeil paradoxal, ceux qui regardent la télévision toute la nuit
(source de bruit et de lumière dans la chambre), les travailleurs postés du matin qui se lèvent à 4 heures du matin…sont autant de situations susceptibles de réveiller l’autre, de façon prolongée ou brève mais répétée au cours de la nuit, ce qui altère le sommeil dans sa continuité.

A noter : La largeur de la literie et le confort de celle-ci, ne sont pas n’ont plus sans conséquence sur la façon dont on dort à deux. Ainsi, une étude réalisée dans le service du Pr D.Léger, a permis de mettre en évidence une nette amélioration de la qualité du sommeil lorsqu’un couple dort sur un matelas d’une largeur de 160 cm au lieu de 140cm. En effet, nous changeons de position naturellement au cours de la nuit au moins 5 fois parfois plus. Ces mouvements corporels et le contact qu’ils peuvent engendrer est susceptible de réveiller l’autre.

Autour du stand de la polyclinique de Hénin-Beaumont, patients, accompagnants ou encore membres du personnel de l’établissement sont venus nombreux pour poser leurs questions diverses et variées:
« Mon mari ronfle, cela peut-il être un syndrome d’apnées du sommeil ? Comment le recherche-t-on ? »
« Mon fils peut-il s’endormir avec une veilleuse ? »
« Je suis insomniaque depuis des années mais je souhaiterais stopper les somnifères, que dois-je faire ? »
« Mes jambes me gênent le soir et m’empêchent de m’endormir, y a-t-il un remède ? »
« Je rencontre des difficultés avec mon masque de traitement par PPC, quelles autres solutions ? »…
Tous ont pu également voir des appareils de traitement, les modèles de masque les plus récents, un exemple d’orthèse d’avancée mandibulaire, regarder de courtes vidéo traitant avec humour mais réalisme du syndrome d’apnées ou plus simplement avoir accès à de la documentation.

Un sondage, comme chaque année, a lieu auprès des Français, pour connaître leurs habitudes concernant le thème abordé. Rappelons que l’année dernière, l’enquête portait sur l’usage des nouvelles technologies (télévision, ordinateur, tablette, téléphone) et de leur impact sur le sommeil. Les résultats sont accessibles sur le site de l’INSV.

Pour plus de renseignements concernant le sommeil et ses pathologies, vous pouvez consulter le site de l’INSV ou celui du Reseau Morphee.
https://www.institut-sommeil-vigilance.org/
https://reseau-morphee.fr/

Pour visualiser des vidéos à propos du syndrome d’apnées du sommeil :
https://www.philips.fr/healthcare/consumer/apnee-du-sommeil/diagnostic-de-lapnee-du-sommeil/videos.

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